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“Cette activité s’associe vraiment bien avec la vie familiale”

, par Camille Boulate

Cindy Goujon et Ludmilla Zaretsky ont un point commun : elles se sont toutes les deux lancées dans la vente directe alors qu’elles étaient en congé parental. Témoignages.

 

Allier vie privée et vie professionnelle, voilà ce que recherchaient Cindy Goujon et Ludmilla Zaretsky lorsqu’elles se sont lancées dans la vente à domicile. Toutes deux ont eu le déclic lorsqu’elles étaient en congé parental. “Même si je profitais à fond de mon enfant, je me suis vite ennuyée et les contacts, les discussions avec des adultes me manquaient”, se souvient Cindy Goujon qui découvre la vente à domicile sur Internet. “Cela me correspondait bien. Puis j’ai trouvé la marque de lingerie Charlott’, qui avait déjà à l’époque une certaine notoriété.”

 

Désir d’indépendance

De son côté, Ludmilla Zaretsky a mis à profit son congé maternité pour faire le point sur sa carrière professionnelle. “J’étais esthéticienne depuis 10 ans dans un institut. Quand je suis tombée enceinte, c’était une période où je me sentais moins épanouie dans mon travail. J’ai donc profité de ma grossesse pour faire un bilan de compétences”, confie-t-elle. La jeune femme se rend alors compte que ce n’est pas le métier qui est en cause mais la structure dans laquelle elle travaille. À l’issue de son congé parental, elle retrouve son poste à mi-temps mais les relations avec son employeurs se compliquent. “J’ai donc démissionné. J’avais un réel désir d’indépendance. Mais il a fallu que je trouve quoi faire et c’est à ce moment-là que je me suis tournée vers la vente directe”, explique Ludmilla Zaretsky. Fidèle à son métier, elle s’oriente vers une marque de cosmétiques et se rapproche de It Works. “Cela me permet de ne pas couper totalement avec mon précédent métier qui me passionne et de ne pas perdre mon expertise”, confie-t-elle.

 

Revenus complémentaires

Pour l’instant, Ludmilla Zaretsky n’a pas fait de la vente directe son unique activité. “Ce sont pour le moment des revenus complémentaires (environ 150 euros par mois). Je n’y consacre que quelques heures par jour. En parallèle, je travaille trois soirs par semaine dans un restaurant en tant que plongeuse. Un boulot qui m’a permis de me familiariser à nouveau avec le monde du travail et de ne plus avoir de rancœur vis-à-vis de l’entreprise, confie-t-elle. Mais je me suis vraiment révélée avec la vente directe et je compte m’y consacrer à temps plein dans les mois à venir.” Toutefois, Ludmilla Zaretsky le précise : cela peut être long de se bâtir un réseau et il faut savoir bien s’organiser. “C’est un métier à part entière, contrairement à ce que l’on peut penser”, assure-t-elle.

 

Se constituer un réseau

De son côté, Cindy Goujon explique s’être bâti un réseau assez rapidement grâce à ses proches. .“J’ai débuté avec ma famille et mes amis. Ensuite mon réseau s’est étoffé au fil de l’eau. Mais dès les premiers mois je réussissais à me dégager environ 400 euros de revenus”, explique-t-elle. A l’époque, cette ancienne vendeuse en puériculture s’était fixé l’objectif d’atteindre son ancien niveau de rémunération (1 200 euros mensuels) à la fin de son congé parental. “Ce que je suis parvenue à faire sans réelles difficultés car la marque bénéficiait déjà d’une certaine notoriété”, souligne Cindy Goujon. Aujourd’hui, dix ans après s’être lancée dans la vente à domicile, la mère de famille explique en vivre totalement. “Je gagne mieux ma vie avec cette activité car je me verse en moyenne 2 500 euros net de salaire, confie-t-elle. Surtout, le gros avantage c’est que désormais je gère mon travail en fonction de ma vie de famille et non plus l’inverse.” Un avis totalement partagé par Ludmilla Zaretsky pour qui la vente directe permet une certaine indépendance et une liberté totale d’organisation. “Cette activité s’associe vraiment bien avec la vie privée et familiale. Surtout elle génère moins de stress quand on est parent”, conclut-elle.

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Camille Boulate


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