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Vente directe : “Il n’y a pas d’autre industrie dans laquelle l’humain est aussi présent”

, par Julie Tadduni

Thibault Monnoyeur, ancien directeur général de Groupon, et Marc Ramanantsoa, ancien directeur général de Cacharel, se sont lancés en vente directe en créant am&lo (marque d’Ambre & Louise pour la vente directe, spécialisée dans les accessoires féminins) en 2012. Les deux associés sont convaincus que ce mode de distribution a un très bel avenir. Thibault Monnoyeur revient sur cette aventure. Propos recueillis par Julie Tadduni*.

Pourquoi avoir quitté votre place chez Groupon pour créer votre structure en vente directe ?
J’ai une nature entrepreneuriale. Chez Groupon, j’ai d’ailleurs fait partie de l’équipe fondatrice. J’y avais l’opportunité d’encadrer de grands réseaux de commerciaux. J’avais 500 personnes réparties dans plusieurs pays et nous étions beaucoup en contact. J’avais envie de garder cet aspect, d’apporter des solutions. Le côté humain me plaît beaucoup. Il n’y a pas d’autre industrie dans laquelle l’humain est aussi présent. La combinaison entre notre création et celle des VDI me semblait très intéressante.  Et puis il y a toujours un aspect e-commerce puisque nous proposons à nos stylistes d’avoir leur mini site avec une boutique qu’elles décorent à leur convenance. Je me sens bien dans cet univers.

Qu’est-ce qui vous plaît dans ce mode de distribution ?
Dans les grands magasins, on se sent parfois intimidé. Or en vente directe, la mode vient à vous. C’est plus agréable que de se rendre dans une boutique impersonnelle. C’est cela qui séduit nos clientes car un bijou mérite qu’on l’essaie. C’est un produit qui se prête bien à ce système car on n’ose pas toujours essayer en boutique.

Pourquoi des bijoux ?
Mon associé a une forte sensibilité mode car il vient d’un univers professionnel très féminin. Féminité, poésie, romantisme… ces valeurs s’expriment particulièrement bien dans le bijou, qui reste l’ADN de la marque. Nous allons introduire d’autres accessoires prochainement, notamment de la petite maroquinerie.

Quel est l’avenir de la vente directe selon vous ?
100 000 emplois ont été créés en trois ans. La vente directe séduit beaucoup grâce à son côté vente privée. Tout laisse donc à penser qu’elle va continuer à se développer ainsi. Nous sommes loin de pays comme les États-Unis, il y a donc une forte marge de progression devant nous, d’autant que les Français adorent consommer à domicile avec un tarif privilégié.

Comment mieux faire connaître ses métiers ?
C’est important pour nous car nous voulons démocratiser ce mode de vente. Nous nous rendons compte que nous attirons des personnes qui ne se seraient pas forcément tournées vers la vente directe mais qui parlent d’une vraie rencontre avec le produit. C’est pourquoi les entreprises doivent proposer une offre de qualité, avec un beau design. Si l’offre est bonne et que le produit est qualitatif, cela donnera envie de se lancer comme VDI.

Que pensez-vous de la certification professionnelle en vente directe ?
C’est quelque chose qui nous tient vraiment à cœur, dont nous ne pensons que du bien. Nous avons d’emblée adopté Vente Directe Academy, dès notre lancement. Cela va permettre à tout un tas de personnes de certifier leurs acquis et d’enfin pouvoir officialiser leur savoir-faire.

 

* Article publié dans le numéro de novembre-décembre de Vente Directe Magazine.

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Julie Tadduni
Journaliste Web et community manager pour Vente directe magazine


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