En pratique Kit de démarrage

Kit de démarrage, attention aux arnaques !

, par Marie Roques

Pour démarrer son activité, le VDI va se voir remettre un kit de démarrage. Si, dans certains secteurs, ces kits sont d’une valeur marchande élevée et donc vendus par l’entreprise, ils ne devraient pas, pour autant, constituer une source de profits.

Ça y est, vous venez designer votre contrat avec une entreprise de vente directe. Aussitôt, pour démarrer votre activité, l’entreprise vous propose ce qu’on appelle un kit de démarrage ou un kit produits. Considéré comme un outil d’aide à la vente, ce kit comprend,en général, des échantillons de produits, des catalogues, des tarifs, des flyers ou encore des bons de commande. S’il n’est pas obligatoire de l’acquérir, c’est tout de même vivement conseillé. Son contenu vous sera très utile,notamment, pour organiser votre première réunion ou pour faire tester les produits à vos clients. Tous ces éléments leur sont évidemment, entièrement destinés.

 

Outil d’aide à la vente

Certains acteurs, par exemple dans le domaine du textile ou des bijoux, vont même aller jusqu’à vous fournir des collections entières pour que vos clients puissent avoir une idée de l’ensemble des produits proposés par la marque. Si ces outils d’aide à la vente sont régulièrement renouvelés tout au long de l’année et en fonction des besoins, certaines entreprises les prêtent ou les vendent avec, éventuellement “la possibilité, pour le VDI, de les conserver gratuitement en fonction du chiffre d’affaires réalisé”, précise la FVD sur son site www.fvd.fr. En échange du kit de démarrage, l’entreprise peut aussi vous demander un ou plusieurs chèques de caution qu’elle vous rendra, en fonction de vos résultats. Le VDI peut également utiliser le kit de démarrage de son manager pour sa première réunion. Pour autant, il est plutôt conseillé de ne pas acquérir ces kits à leur valeur marchande. D’ailleurs, en la matière, le code de conduite de la vente directe, d’application obligatoire pour les entreprises adhérentes de la FVD, est extrêmement clair. “Ces outils d’aide à la vente ne doivent pas constituer une source de profits pour l’entreprise ou de revenus pour les vendeurs.” Il impose également qu’à l’expiration du contrat, les outils d’aides à la vente acquis au cours des douze derniers mois soient remboursés à 90 % de leur valeur s’ils sont restitués par le vendeur “en état de revente ou de réutilisation”.

 

Un lien contractuel

D’ailleurs, dans le Guide pratique du VDI, il est même précisé que “si un vendeur direct achète des produits, du matériel de promotion, des aides à la vente ou des mallettes de démonstration lorsqu’il débute ses activités, le contrat établi par écrit doit lui accorder le droit de renvoyer, dans leur état initial, la mallette de démonstration, et tous les achats éventuels qu’il a effectués, avec le remboursement complet des sommes qu’il a versées en paiement, s’il résilie son contrat par écrit, dans un délai de 14 jours calendaires à compter du jour de la signature du contrat”.

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Marie Roques
Journaliste pour Vente directe magazine


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