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VDI : bien communiquer sur une marque qui ne vous appartient pas

, par Innocentia Agbe

De plus en plus de VDI prennent en main leur communication en créant un site Internet, une page Facebook, en distribuant des prospectus… Si cela peut permettre d’élargir sa clientèle, certaines règles sont à respecter. Sinon, l’entreprise elle-même pourrait se retourner contre vous.

Communiquer sur son activité de VDI et donc par extension sur son entreprise est tentant et légitime. C’est une façon de vous faire connaître, d’organiser des ventes ou de trouver de nouveaux clients. Surtout qu’avec Internet, différents outils sont à la portée de tous : se créer une page Facebook, un site Internet, poster des messages sur des forums, etc. Pourtant, vous ne pouvez pas faire tout ce que vous voulez. Vous représentez une marque mais elle ne vous appartient pas. “Le principe de base est d’être vigilant et de bien lire le contrat de vendeur”, insiste Yann Bédard, responsable juridique de la Fédération de la vente directe. En effet, c’est la société pour laquelle vous travaillez qui va éditer les règles en matière de communication. “Les distributeurs se laissent souvent entraîner par l’euphorie de la vente et oublient la réglementation”, prévient-il.

 

Respecter la propriété intellectuelle

“Les vendeurs n’ont pas le droit de mettre des pages du catalogue ou d’utiliser le logo sur leur site Internet sans l’accord de l’entreprise”, illustre Yann Bédard. Le fait de le faire sans autorisation,en particulier quand il est stipulé dans le contrat que c’est la société elle-même qui s’occupe de la communication, peut être pénalement répréhensible : “Cela s’apparente à une contrefaçon et donc à une violation du droit de propriété intellectuelle”, explique Yann Bédard. Ainsi, le mieux est de demander l’avis de votre entreprise quand vous voulez faire votre propre communication. Concrètement, si vous utilisez le logo pour votre page Facebook, votre société doit l’avoir validé, même chose pour un site Internet ou pour des prospectus. Car au-delà de l’utilisation de la charte graphique, l’entreprise veut aussi contrôler que ce que vous communiquez ne risque pas de lui porter préjudice.

 

Mieux vaut prévenir que guérir

Faire contrôler votre communication lorsque vous parlez de votre entreprise est aussi une façon de vous protéger. En effet, vous ne maîtrisez pas forcément toutes les règles et subtilités de la communication, comme le danger des allégations. Il peut par exemple s’agir de dire sur vos publicités qu’un produit soigne telle maladie alors qu’en fait la société n’est pas autorisée à employer ce terme-là. Vous faites ainsi basculer le produit dans la catégorie des “médicaments”. “Le vendeur lui-même peut-être attaqué directement, par exemple par la DGCCRF (Direction générale de la concurrence,de la consommation et de la répression des fraudes, ndlr) et la société peut se retourner contre lui”, explique Yann Bédard.

 

Attention aux infos confidentielles

“Les vendeurs communiquent des informations internes à la société parfois en pensant bien faire”, remarque Yann Bédard. En divulguant certains éléments vous pouvez faire perdre à l’entreprise son avantage concurrentiel. Par exemple, publier un catalogue produits sur Internet alors que votre société n’a pas forcément envie qu’il soit visible par tout le monde. Cela peut aussi concerner des secrets de fabrication ou des accords privilégiés. Il revient aussi à votre société de vous former sur ces questions sensibles. Yann Bédard constate “que les entreprises sont souvent obligées de faire des rappels à l’ordre”. Cela pouvant même aller jusqu’à des ruptures de contrats.

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Innocentia Agbe
Journaliste pour Vente directe magazine


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