En pratique vendeur-domicile

VDI : “Pour réussir, il faut croire en son produit”

, par Camille Boulate

Depuis sept ans, Véronique Nabaes est vendeur à domicile indépendant mandataire pour la marque de bougies PartyLite. Entre les réunions à organiser, les commandes à passer ou encore les conseillères à former, les journées sont bien remplies. Le temps d’une après-midi nous avons découvert son quotidien.

 
Il est un peu plus de 15 heures quand je sonne au domicile de Véronique Nabaes. Ce mercredi après-midi, elle organise exceptionnellement la réunion à son domicile. “C’est vraiment très rare. D’habitude, c’est toujours une de mes clientes qui nous accueille. Aujourd’hui, c’était juste plus simple pour tout le monde”, détaille-t-elle. Pour cette nouvelle réunion, Véronique Nabaes attend six personnes. Au final, elles ne seront que trois à faire le déplacement. “Il y a toujours des désistements à la dernière minute. Au début, quand on démarre, c’est frustrant et déstabilisant mais au fur et à mesure on comprend que ça fait partie du métier. Pour moi, cela ne change rien. Que les clientes soient nombreuses ou pas, je dois animer la réunion de la même façon !”

Cela fait sept ans que Véronique Nabaes travaille en tant que VDI mandataire pour PartyLite. C’est en 2011, après l’arrivée de son quatrième enfant, qu’elle se rapproche de la marque de bougies. “À l’époque, l’une de mes amies était devenue conseillère et m’incitait à la rejoindre. J’ai mis longtemps à accepter car je ne me voyais pas vendre des produits, j’étais très timide, se rappelle-t-elle. Pourtant, je connaissais la vente directe, je participais à des réunions pour d’autres marques. Mais entre acheter et vendre un produit, il y a un monde !”.

 

Revenus complémentaires

À la fin de son congé maternité, Véronique Nabaes profite d’une restructuration au sein de son entreprise pour quitter son poste d’assistante de rédaction et se lance finalement dans l’aventure. “Au départ, c’était vraiment pour tester. J’étais au chômage et j’avais calculé que pour avoir un revenu acceptable il fallait que je gagne environ 500 euros par mois grâce à PartyLite. J’ai commencé en mai 2011 et je m’étais donné jusqu’en décembre de la même année pour que l’activité prenne”, détaille-t-elle. Au final, en appliquant les astuces des autres conseillères du réseau, Véronique Nabaes atteint son objectif dès le premier mois, d’abord en effectuant des ventes auprès de ses amies et de ses proches. “Au fur et à mesure le cercle s’est élargi et le chiffre d’affaires a évolué”, précise-t-elle. Aujourd’hui, la mère de famille a fait de cette activité son métier à temps plein. “C’est rare les conseillères qui en vivent, admet-elle. Environ 80 % de celles qui rejoignent PartyLite le font pour compléter leurs revenus. J’arrive à me dégager entre 2 000 et 3 000 euros de salaire mensuels, mais c’est aussi parce que je suis animatrice et que je chapeaute une centaine de conseillères.”

 

Convivialité et bonne humeur

Avant l’arrivée des participantes, Véronique Nabaes prépare les produits qu’elle veut mettre en avant. Face à des clientes habituées, elle doit toujours se réinventer et ne pas parler constamment des mêmes références. “L’idée est de leur faire part des nouveautés, tout en rappelant les fondamentaux et en prodiguant quelques conseils d’utilisation”, insiste-t-elle. Il est 16 heures 15, tout le monde est arrivé. Pour rendre la réunion plus ludique, Véronique Nabaes mise sur un jeu. Le principe : chacune des participantes tire une carte au hasard et doit remplir le défi inscrit dessus : trouver un ingrédient présent dans les bougies, mimer pour faire découvrir un parfum phare de l’été ou encore deviner à quoi sert un accessoire en forme de fleur… À chaque fois, la réponse permet à Véronique Nabaes d’introduire un nouvel article du catalogue : les bougies à la noix de coco, un nouveau parfum à base de citronnelle ou encore un porte-encens.. “Bien sûr, on ne peut pas tout présenter. Il y a des choses qu’on aime moins ou qui ne plaisent pas forcément aux clientes qui sont présentes etc., précise-t-elle. C’est à nous de nous adapter. Pour réussir, il faut croire aux produits que l’on vend.”

Pendant plus d’une heure et demie, Véronique Nabaes va présenter l’ensemble des nouveautés, répondre aux questions éventuelles et parler des promotions en cours. “C’est un moment convivial et d’échanges”, insiste-t-elle. Cette fois-ci, toutes les participantes ont passé commande. “Généralement, elles viennent à une réunion tous les deux mois. Parfois, le chiffre n’est pas très élevé, mais il ne m’est jamais arrivé de ne rien vendre.”

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Camille Boulate


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